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Le solaire thermique, une source illimitée

©Agence Locale de l’Energie LyonL’énergie solaire constitue un apport gratuit, inépuisable et non polluant. Aujourd’hui, cette solution permet de couvrir une partie des besoins de chauffage et/ou d’eau chaude. Mais pour que ce projet soit pleinement réussi, différents paramètres sont à prendre en compte : le dimensionnement, les besoins, les labels, le crédit d’impôt... Toutes les clefs pour une installation optimale.

 

Pour quelle utilisation

©Agence Locale de l’Energie LyonA la différence d’un système photovoltaïque, le solaire thermique ne produit aucunement d’électricité, mais se sert de l’énergie radiante des rayons du soleil, afin de les convertir en chaleur. Un principe simple qui vise une utilisation individuelle et non commerciale, grâce à des capteurs, le plus souvent plans, situés sur le toit de la maison, en façade, dans le jardin... Ceux-ci canalisent les rayons par le biais de tubes en cuivre, placés sous une vitre et enveloppés d’un isolant, pour créer un effet de serre et amplifier le rayonnement. Par l’intermédiaire d’un circuit, le fluide va venir chauffer l’eau contenue dans un ballon d’eau chaude, pour les besoins sanitaires et/ou afin d’alimenter un réseau de radiateurs. En ce qui concerne cette deuxième alternative, il existe différentes techniques. Vous pouvez opter pour un système dit d’hydro-accummulation.

©Agence Locale de l’Energie LyonEn d’autres termes, un ballon de, plus ou moins, 1000 litres (en fonction de vos besoins), va stocker la chaleur pour la restituer dans votre système de chauffage. Une autre solution existe, appelée PSD (plancher solaire direct) qui permet d’injecter le fluide directement dans le plancher chauffant. La dalle, généralement épaisse, va alors emmagasiner la chaleur, à l’instar du ballon, et la retransmettre progressivement. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que ce système de production n’est en aucun cas direct mais temporaire. Donc il est nécessaire de passer par une phase d’accumulation. Bien évidemment, le stockage de cette énergie varie sur X jours en fonction de l’installation et de l’apport en soleil. Mais le soleil n’est pas une source constante et il est donc impératif de coupler les capteurs à une autre source afin de pallier les insuffisances du rayonnement. Soit de manière indépendante : cheminée, poêle à bois... soit en fonctionnant en symbiose, via une résistance électrique ou une chaudière qui prend le relais lorsque l’installation solaire ne produit pas la température voulue. Le but recherché est d’arriver à un maximum d’autonomie, de l’ordre de 60 à 70 %, par an.

L’idéal est de relier les électroménagers tels que le lave- vaisselle et le lave-linge, afin de maximiser cette ressource. Le plus souvent cette méthode change le comportement des occupants. Par exemple, lors d’un jour ensoleillé, vous pouvez faire tourner plus de lessives, ne sollicitant plus la résistance de votre machine. On peut, tout à fait, utiliser le solaire thermique pour votre piscine. Les capteurs les plus fréquemment utilisés, de par leurs moindres coûts, sont appelés

« moquettes ». Finalement, nous revenons sur la bonne vieille méthode du tuyau d’arrosage, les tubes en plastique noirs servant à chauffer votre piscine.

Un dimensionnement adapté

Nos consommations en eau chaude et en chauffage accroissent d’autant plus pendant la saison hivernale. Tout d’abord, le professionnel mesure le potentiel solaire, grâce à un « relevé masque », constatant ainsi l’ensoleillement, au gré des mois. De préférence les capteurs seront orientés plein sud, à 20° près. En hiver, le soleil frôle l’horizon, pour culminer en été. Il faut donc tenir compte de ce paramètre. Malheureusement, si l’on suit l’inclinaison des toits de la région lyonnaise, assez faible, il est probable de moins bien capter l’hiver. Pour résoudre ce problème, il est possible de surdimensionner l’installation, pour des coûts plus élevés et un risque de surchauffe l’été venu, pouvant abîmer plus rapidement le matériel. Les professionnels privilégient donc un angle compris entre 30° et 60°, voire à la vertical, afin d’obtenir le maximum d’incidence du rayon lumineux sur le capteur, été comme hiver. Mieux vaut avoir un système moins important, qui fonctionne à plein régime, qu’une installation trop volumineuse qui n’est pas rentabilisée.

©GiordanoD’autres solutions existent pour enrayer les problèmes possibles de surchauffe, comme un circuit enterré, des boucles de décharge... Ce système est relié à un radiateur installé sur la face nord, pour dissiper le trop plein de chaleur.

Le plus important reste le dimensionnement de la structure, en adéquation avec les besoins de la famille et notamment la parfaite isolation des liaisons entre les capteurs, en cas de grandes distances, afin de ne pas en perdre une miette. Pour la sécurité du système, il est aussi, fortement conseillé, d’installer un robinet thermostatique, en sortie du ballon et d’éviter, ainsi, un risque de brûlure sur le réseau d’eau chaude.

Labels et aides

Le coût d’une telle installation peut varier du simple au double. Pour un système standard de 4 m2, doté d’un ballon de 200 litres, la gamme de prix s’étend d’environ 1 500 euros, si vous choisissez de l’auto-installation en passant ©Giordanopar des associations de groupement d’achat, à plus 7 000 euros pour une installation réalisée par un professionnel. L’association APPER propose des commandes groupées de matériel. Retrouvez tous les témoignages, cas pratiques... sur le site www.apper-solaire.org. L’amortissement est difficile à quantifier puisqu’il tient compte bien sûr du prix du matériel, de l’énergie et du montant des aides. Le choix de l’installateur est primordial. Mieux vaut au préalable se renseigner sur les réalisations, qu’il a, à son actif. N’hésitez pas à lui demander une « note de calcul » des performances prévisionnelles du système, en fonction des caractéristiques de votre maison. La charte Qualisol a été élaborée par les professions concernées, dans le cadre de l’association Qualit’ENR. Elle vous aiguille vers les entreprises de qualité ayant le savoir-faire et les assurances nécessaires. Vous pouvez consulter la liste des installateurs Qualisol sur le site www.qualisol.org.

En ce qui concerne les aides, le crédit d’impôt est de l’ordre de 40 %. Il n’est désormais plus possible de le coupler avec l’Eco Prêt à Taux Zéro, propre aux projets de rénovation. La région Rhône-Alpes (Chèque Energie) apporte une aide de 300 euros, pour un chauffe-eau solaire et le département du Rhône, 500 euros, sur la pose du système, s’il est réalisé par un professionnel. Les communes de Feyzin, Dardilly, Chassieu, Solaize et Genay octroient un soutien compris entre 200 euros et 300 euros.

Remerciements Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise - Espace Info Energie Centre de conseils neutre et indépendant 8 rue Béranger - Lyon 6ème - 04.37.48.25.90 - www.ale-lyon.org

 
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