De plus en plus perfectionnés, les abris de piscine optimisent leur utilisation. En fonction de ce que vous recherchez, la piscine est envisagée comme un espace de vie à part entière, bénéficiant d’un accroissement de la température de l’eau. Mais quels que soient vos choix, la saison de nage peut être décuplée.
Les atouts
L’abri offre des avantages non négligeables pour que vous puissiez profiter de votre piscine dès mars et jusqu’à octobre. Grâce à un effet de serre, qui réchauffe l’air, la température ambiante de votre piscine peut généralement être rehaussée de 8 à 10° C. Naturellement, cette augmentation influe sur la fréquentation de votre piscine. Au-delà de cet atout majeur, la piscine est exempte de toutes pollutions extérieures, facilitant le nettoyage du bassin et l’entretien de l’eau. Combiné avec un chauffage, vous pouvez même agrandir la saison de baignade de 8 à 10 mois. L’abri compte également parmi les quatre dispositifs de sécurité normalisés reconnus par la loi.
Choisir le bon abri
Le choix des modèles est de plus en plus varié. Matériaux, esthétisme, caractéristiques techniques... Il est facile d’avoir le tournis. Les abris s’adaptent à toutes les piscines et tous les budgets. Les prix vont de pair avec la hauteur et les dimensions de l’abri.
En tout premier lieu, il faut choisir sa hauteur, déterminée par l’utilisation que vous voulez en faire. Il existe trois degrés. L’abri haut englobe entièrement le bassin et la plage pour devenir une pièce à vivre où il est facile d’évoluer autour du plan d’eau. Il peut être indépendant ou adjacent à la maison. Son utilisation se rapproche d’une piscine d’intérieur, mais il peut tout aussi bien se découvrir partiellement ou entièrement. L’abri mi-haut ou semi-haut est un bon compromis. Il procure un espace de baignade suffisant et confortable sans occulter le paysage.
L’abri bas, quant à lui, n’a pas réellement le même statut que les autres. Sa hauteur comprise entre 60 cm à 1 m couvre le bassin à l’instar d’une bâche sans prendre en compte la plage. Il chauffe plus rapidement l’eau et s’intègre mieux au paysage. Les formes voûtées, à pans coupés ou aspect anse de panier, contribuent au confort puisqu’elles permettent de circuler plus facilement en position debout sur les côtés du bassin. Avant de vous prononcer, il est préférable de penser à l’impact visuel, aux angles de vue que vous souhaitez conserver. En ce qui concerne le matériau, l’aluminium est de loin le plus utilisé. Léger, résistant et offrant de larges surfaces, il répond aux contraintes climatiques et se décline en de nombreux coloris. Pour un paysage plus naturel, le bois lamellé collé peut recouvrir votre piscine. Afin de réduire les problèmes de condensation, il est conseillé de mettre en place une couverture thermique flottante ou un volet, limitant l’échange entre l’eau et l’air.
L’ouverture
Télescopique, escamotable ou fixe, l’abri peut prendre bien des aspects. Les abris amovibles, relevables ou empilables se composent d’éléments indépendants dégageant plus ou moins la zone de nage selon les conditions climatiques et facilitent ainsi la baignade. Les abris télescopiques sont les plus importants et s’adaptent aux abris hauts et bas. Les éléments s’emboîtent et découvrent entièrement la piscine, grâce à un système de rails, secondant la manipulation. L’ajout d’une motorisation apporte un plus grand confort. Les abris résidentiels ou fixes peuvent notamment être télescopiques et offrent un volume plus aéré. Spacieux, ils privilégient l’espace et offrent des portées plus importantes que les abris télescopiques. De plus en plus sollicités, ils représentent un atout pour votre piscine afin que son utilisation soit optimale.
En fin de saison, l’ensemble des équipements et le bassin de nage doivent être nettoyés pour que vous puissiez en profiter comme il se doit l’été prochain. Vous avez le choix entre deux options : l’hivernage passif ou actif. Le premier implique un arrêt complet du système, le deuxième consiste à ralentir le système de filtration. Ils sont déterminés en fonction de la rigueur du climat. Effectivement, en cas de gel, la piscine peut subir de gros dégâts si elle n’a pas été arrêtée.
Pour commencer l’hivernage, il faut attendre que la température de l’eau atteigne les 12°C. Dans le cas de l’hivernage passif, il est nécessaire de nettoyer, en tout premier lieu, votre bassin (le fond, la ligne d’eau...) puis d’effectuer un traitement de choc à base de chlore afin de purifier l’eau. Vous pouvez ensuite verser le produit d’hivernage en laissant tourner la filtration pour le répartir de manière homogène et procéder à un lavage de la filtration en profondeur. Une fois réalisé vous stoppez et vidangez la filtration. Tous les équipements nécessitent d’être vidés de leur eau pour éviter le gel. Il ne reste plus qu’à mettre en place les dispositifs anti-gel (bouchons, gizzmos, flotteurs...) et à couvrir votre piscine grâce à une bâche d’hivernage. Moins fastidieux, l’hivernage actif vise la mise en route du système de filtration entre 2 et 3 heures par jour, voire 24h/24h en cas de fortes gelées. Mais elle doit être néanmoins surveillée. Avant de réduire le fonctionnement, l’eau doit être bien nettoyée et tout au long de l’hiver, le ph vérifié et au cas où rééquilibré. Ce processus évite les possibilités éventuelles de grippage de pompe dû à un arrêt trop long, et une dépense, au printemps, de produits de remise en route. Avec un abri de piscine, l’hivernage n’est pas nécessaire, sauf dans les régions de fortes gelées. Lorsque la piscine n’est plus utilisée, il suffit de maintenir un ni- veau de filtration minimum et de couvrir le bassin d’une couverture thermique qui fait obstacle naturellement au gel. Pour cette opération, n’hésitez pas à faire appel au savoir-faire d’un piscinier.
Si l’abri n’atteint pas les 1,80m, il n’y a aucune formalité. Pour des hauteurs supérieures, une déclaration préalable à la mairie est nécessaire. L’abri doit être conforme aux règles d’urbanisme applicables sur la commune.








