Matériau de prédilection pour les terrasses, le bois apporte de la chaleur, tout en jouant sur le confort et l’esthétisme. En bois massif ou en matériau composite, lames ou dalles, il est important de prendre en considération la qualité et les aspects techniques... Xavier Lacroix, responsable de Piveteau Bois Rhône Alpes et spécialiste des terrasses bois, vous donne les clés pour réaliser tous vos projets.
Des traitements performants
Depuis près de 5 ans, l’utilisation du bois a considérablement augmenté, notamment dans la construction. Les bois exotiques, tels que l’ipé, sont aujourd’hui toujours sollicités, mais moins accessibles. Leur prix a considérablement augmenté, dû aux transports et à la raréfaction des matières premières. Les particuliers, soucieux de l’impact écologique, prennent de plus en plus en compte la provenance du bois. La forêt française se développe énormément,
enrichissant les emplois locaux, minimisant les prix et favorisant, de ce fait, des bois de qualité, très résistants à l’instar du pin, du douglas, voire du mélèze.
Différents traitements existent comme l’oléothermie (traitement par huile chaude) ou des produits thermo traités... Même si ces techniques sont écologiques, nous n’avons pas encore assez de recul pour en garantir la durabilité. Seul le procédé d’autoclave confère au bois une pérennité et une résistance pouvant être certifiés contractuellement 15 ans et réellement, plus d’un siècle ! L’autoclave imprègne le bois en profondeur et le rend imputrescible aux attaques fongiques (champignons, mousses, insectes xylophages). Les gens ont beaucoup d’a priori quant au côté écologique des produits de traitements utilisés. Il est vrai, qu’il y a encore quelques années, les produits employés comme l’arsenic, étaient fortement nocifs, notamment pour l’environnement lors du lessivage des terrasses. Aujourd’hui, nous avons la chance d’utiliser des substances totalement écologiques, telles que le sel de cuivre organique, qui confère au bois cette couleur verdâtre. Pour en avoir le cœur net, le FCBA, organisme français de normalisation, octroie aux professionnels une certification CTBB +, indiquant que les produits utilisés ne sont en aucun cas nocifs pour l’environnement et pour la santé.
Utiliser le bon matériau
Ils sont classés par trois grandes familles : les bois exotiques, les bois de pays (des essences feuillues et résineuses type pin, douglas...) et le bois composite (alternative écologique pour substituer les bois exotiques). En ce qui concerne, les bois massifs, le choix des essences est primordial. Pour cela, ils sont classés de 1 à 5, 5 étant l’indice exprimant la plus forte résistance. Il est essentiel d’utiliser des bois en extérieur de classe 4, pour garantir une meilleure longévité. Bien évidemment, le traitement et la qualité de la pose jouent également sur ce facteur. De même, il vaut mieux éviter les bois trop résineux comme le pin maritime ou des bois à forte teneur en tanin comme le chêne. À savoir, pour les bois massifs qui se patinent avec le temps, la marque Guard propose des lasures de finition, sans solvants, qui se posent en une seule couche et garantissent la couleur pendant 10 ans.
Le bois composite, matériau de prédilection
Le bois composite est aujourd’hui incontournable. Là encore, nous pouvons dissocier trois catégories en fonction des matières plastiques injectées, n’affichant pas les mêmes propriétés : le bois PVC, le bois polyéthylène et le bois polypropylène. Ce dernier est un matériau 100% recyclable et rentre dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). La qualité du composite sera différente selon le pourcentage du bois et du plastique. Par exemple, le produit Wex, que nous fabriquons, est composé de 70% de bois et d’un tiers de polypropylène recyclé (recyclage de barquettes alimentaires). En outre, ses caractéristiques techniques sont très intéressantes, puisqu’il est anti-dérapant, dénué de colles ou d’adjuvants nocifs. Contrairement au bois massif, qui soulève avec le temps des échardes, le composite reste immuable, exploité sous forme de farine de bois.
C’est un matériau qui est très stable au niveau dimensionnel, bien sûr en fonction de la qualité du composite. La dilation est infime, ce qui lui donne la possibilité de se clipser. Très astucieuse, cette technique permet d’enlever juste une dalle ou une lame pour faire passer par exemple, après la pose de la terrasse, des gaines, sans pour autant la démonter entièrement.
Sa durabilité et sa facilité sont aussi des critères de choix, tout comme la couleur. Le bois se patine dans le temps et prend une couleur grisâtre, s’il n’est pas vernis fréquemment, rendant certaines personnes réfractaires à ce type de matériau. C’est pour cette raison, que le composite entre en ligne de compte, devenant une alternative idéale. Teinté dans la masse, il conserve sa couleur d’origine.
En somme c’est un produit idéal. Même si son prix est inférieur au bois exotique, il reste un investissement une fois et demie supérieure au bois massif, mais ne nécessite une fois posé, aucun produit d’entretien.
Les différentes poses
Vous avez le choix entre une pose sur lambourdes, sur plots, méthode très intéressante sur les toits terrasses, ou en dalles de 50 x 50cm ou 1 x 1m. On trouve également des dalles autoporteuses, de 2m2, prêtes à l’emploi, déjà fixées sur des lambourdes. La pose sur plots peut être particulièrement idéale sur des terrains inégaux, car les plots se règlent au millimètre et se rehaussent selon la difficulté de la surface.
Tout ce qui concerne le platelage bois est aujourd’hui régi par le DTU 51.4 qui définit et garantit toutes les prescriptions de pose.
Petite astuce |
| Pour toutes les taches de graisses sur les terrasses bois, la Terre de Sommière et particulièrement l’ Essence F, que l’on trouve en grande surface, enlèvent toute trace sans laisser d’auréole. |
Xavier Lacroix
Piveteau Bois - ZI le Vernay – 379 rue du Lac
38300 Nivolas - Vermelle








