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La cuisine recèle bien des atouts et celui auquel on accorde une grande importance n’est autre que le plan de travail. Hautement sollicité depuis que les îlots se démocratisent, il se développe grâce à des matériaux de plus en plus résistants et esthétiques. Parmi un panel en pleine expansion, comment choisir le bon ?
Le verre, nouvelle star
Ses possibilités de coloris et son esthétisme le place au sommet des cuisines contemporaines. Il offre une brillance incomparable et reste stable dans le temps. Son atout majeur réside dans son imperméabilité aux taches. En plan de travail, le verre utilisé est du verre trempé chauffé à 600°C
puis refroidi pour lui conférer une plus grande résistance. Il est laqué sous la surface pour vous offrir tous les coloris possibles. En épaisseur, il va de 15mm à 42mm. Il est possible d’obtenir des épaisseurs moindres, mais devient dès lors plus fragile. Dans ce cas, il est collé sur un support aggloméré avec un chant d’aluminium plaqué à l’avant. La pose doit être laissée à un professionnel, ainsi que les découpes, faites en usine. Autant son entretien est simplifié, autant il faut être méfiant au quotidien. C’est un matériau fragile, sujet aux chocs thermiques et aux rayures. Sa résistance à la chaleur est de 120°C maximum, il est donc essentiel d’utiliser un re- pose plat.
Le stratifié, inimitable
Pas un décor ne lui résiste grâce à sa capacité d’adaptation. Avec une palette de teintes, de formes, de finitions infinies et un prix des plus attractifs, il est sans conteste le chouchou des français. L’épaisseur du plan varie entre 39mm et 78mm.
Cependant, il ne tolère une température supérieure à 180°C, au risque de provoquer un choc thermique pouvant le déformer et le cloquer. A bannir égale- ment, les abrasifs qui attaquent la surface.
Le stratifié compact fait alors son apparition pour un meilleur compromis entre son épaisseur (12mm) et son étanchéité, de par sa densité particulièrement élevée. Tout comme le stratifié classique, il ne supporte ni chocs thermiques, ni chaleur. Renseignez-vous lors de l’achat, puisque certains décors sont plus sensibles aux rayures.
Les matériaux de synthèse, une révolution
Sans aucun doute, les pierres de synthèse ont une longueur d’avance. Très souples, certaines prennent des formes les plus diverses, d’autres acquièrent une dureté sans précédent. Tous les fabricants ont leur recette miracle, parmi la plus connue, le Corian® ou le quartz Caesarstone®. Variant les épaisseurs de 12 à 75mm et très doux au toucher, le Corian est la nouvelle coqueluche de la cuisine. Très malléable, il est parfait pour de longs plans de travail puisqu’il est dispensé de joints d’assemblage. Il offre la possibilité d’intégrer l’évier et les plaques de cuisson à fleur de plan. Très facile d’entretien grâce à sa surface lisse qui n’emprisonne pas les bactéries, il témoigne d’une hygiène parfaite.
Son succès est sans nul doute dû à sa capacité de régénération. Le matériau joue la carte de la pérennité puisque les fabricants ont la possibilité de réparer les rayures et les chocs. Pourtant, comme tout matériau, il a ses contraintes. Il craint la chaleur, pouvant le décolorer et ne résiste pas à des températures supérieures à 180°C. Pour l’usage d’une zone de travail, les coloris sombres ne sont pas recommandés, beaucoup plus exposés aux rayures.
Le quartz, quant à lui, est des plus redoutables. Il a les avantages de la pierre, sans leurs inconvénients. Composé d’un habile mélange de plus de 90% de quartz et de résine de polyester, il permet un décor régulier et une meilleure résistance que la pierre naturelle. Il est très hygiénique puisqu’il n’est pas poreux et donc n’absorbe pas les taches, simplifiant considérablement le nettoyage. Sa résistance à la chaleur le hisse en tête des matériaux. Néanmoins, son poids élevé nécessite une attention toute particulière lors du transport et de la pose, les découpes peuvent être effectuées à l’arrivée.
Le bois, un cachet intemporel
Le bois massif s’intègre dans tous les styles avec un éventail d’essence important pour des esthétiques variées. Son aspect doux et soyeux en fait un matériau noble, raffiné et naturel. Avec le temps, il se patine et prend des teintes plus foncées pour les bois clairs et inversement pour les essences plus sombres. Ce n’est en aucun un défaut mais le témoin de son charme légendaire. Malheureusement, il n’a pas que des avantages. Son épaisseur peut-être bien souvent un frein et il reste un re- vêtement vivant. En fonction du degré d’hydrométrie de la pièce, il peut subir des déformations. Un entretien régulier est nécessaire, différant pour chaque type de bois. Il faut l’hydrofuger quotidiennement pour protéger la surface, car il absorbe facilement les liquides.
La pierre naturelle, unique
Elle est synonyme le plus souvent de cuisine haut de gamme, jouant la carte aussi bien du rustique que du moderne. Sa solidité n’est plus à prouver, mais les propriétés sont propres à chacune, bien différentes selon leur finition.
Le granit arrive sans nul doute en pôle position. Selon les carrières où il est prélevé, il regorge d’incrustations et de couleurs surprenantes (vert, jaune...). Son épaisseur est souvent importante, pas moins de 20mm. Il est tout de même recommandé de l’hydrofuger une à deux fois par an pour qu’il conserve son étanchéité face aux taches. Il peut être selon les goûts mats, brillants et polis pour des décors uniques. Travaillé avec une colle spéciale, il permet des angles tels que les rebords, avec des joints qui semblent disparaître pour ne former qu’un seul bloc, en incorporant un évier dans le même matériau. Si le plan subissait un choc, pas de panique, le marbrier peut aujourd’hui, en injectant une résine, le rendre à nouveau lisse. La pierre de lave a aussi du succès. Plus surprenante dans son décor, elle tire sa force de la lave de Volvic naturelle, découpée puis émaillée dans un nombre infini de coloris, mats ou brillants, lui donnant un aspect fissuré très particulier. La lave est cuite à 1000°C pendant deux fois douze heures, pour un rendu inimitable et une grande résistance à l’abrasion et au temps. Non poreuse, elle est parfaitement hygiénique et insensible aux taches. Elle peut-être travaillée pour accueillir un évier sous plan, mais reste lourde à la pose, qui doit être faite par des professionnels.
L’inox, passe partout
Hygiénique, il est le roi pour s’assembler aux autres matériaux. Il se façonne sans joints apparents pour accueillir un évier, garantissant une parfaite étanchéité et la robinetterie qui semble incorporer au plan, reflet des cuisines des professionnels. Utilisé en plan de travail, la tâche se complique quelque peu. Il nécessite un entretien fastidieux dû à sa sensibilité aux traces de doigts ou d’eau ainsi qu’aux rayures. Brillant au début, il faut accepter qu’il se patine avec le temps. Pour pallier ces désavantages, l’inox vieilli est certes très mat, mais résiste aux rayures. Son épaisseur varie de 39 mm à 200 mm. face, car il absorbe facilement les liquides.








Commentaires
Il faut donc qu'il soit très résistant pour ne pas s'altérer, et facile d'entretien pour ne pas en être esclave.
Ensuite, il a généralement une surface importante et son aspect esthétique est donc d'autant plus important. Qu'on joue le monochrome avec des variantes de noir et blanc ou la couleur avec des quartz très vifs, le plan de travail est la pièce maîtresse de l'esthétique de la cuisine.
Cet article passe en revue tous les matériaux utilisés actuellement, et est assez bien documenté (même s'il y a quelques imprécisions).