Les fenêtres participent au décor de votre habitat et bien plus que cela à l’isolation phonique et thermique, contribuant à votre confort.
Mais la diversité des formes, des matériaux et du vitrage n’a d’égal que la complexité du choix que compose cet univers. Une réflexion méritée.
Les différents matériaux
Les matériaux constituent le premier point sur lequel on se concentre. Le bois, élément noble et historique, allie résistance et, aujourd’hui, une meilleure performance. Son utilisation tient compte du style de l’habitation, afin d’en conserver tout le charme. Pour garantir sa pérennité, le bois est traité IFH (insecticides, fongicides et hydrofuges). Bien qu’il soit verni ou lasuré, il nécessite une nouvelle couche, environ tous les deux ans. Un entretien fastidieux auquel s’ajoute un prix, bien souvent, onéreux ! Cependant, lors d’une rénovation, il peut être imposé. Mais aujourd’hui, le matériau, indissociable des fenêtres, est incontestablement le PVC. Inaltérable, il conjugue des
performances thermiques et acoustiques optimales et, tout cela, sans entretien. Généralement associé à la couleur blanche, il offre aujourd’hui un nuancier élargit et une capacité d’imitation, notamment du bois, qui lui confère un nouveau charme.
L’aluminium ne finit pas de séduire. Tout en finesse, il s’adapte aux grandes dimensions. Thermolaqué, vous pouvez choisir la couleur qui vous plaît, pour ajouter au décor. Ces matériaux permettent de nombreuses formes, s’adaptant au sur-mesure. Les oscillo-battants ont toujours le vent en poupe, avec des systèmes, fiables et simples d’utilisation. Cet ouvrant se prête particulièrement, dans les volumes exigus. Vous pouvez également jouer sur des châssis plus fantaisistes, se prêtant mieux à l’architecture de votre maison : oeils-de-bœufs, en triangle... ou même agrémenter votre vitrage de petits bois décoratifs, enchâssés dans le sandwich du vitrage.
Le vitrage, point de mire de l’isolation
Aujourd’hui, plus que jamais, les fenêtres contribuent à la perception bioclimatique (lien vers rubrique Eco-habitat > article « Les maisons bioclimatiques ») de votre habitat. Ce qui peine, le plus souvent, du point de vue des déperditions thermiques, reste la toiture et bien évidemment les ouvrants (de l’ordre de 10 à 15 %). C’est pour cette raison, qu’il est impératif de choisir en connaissance de cause, lors d’une construction et d’opérer des changements,
si nécessaire, lors d’une rénovation. En matière d’isolation, le vitrage n’est pas le seul à faire partie de l’équation, la qualité du châssis et de la pose s’additionne également.
Le PVC est un très bon isolant, contribuant à la rupture des ponts thermiques. Afin d’augmenter ses performances, le vitrage va de pair. Ce dernier a beaucoup évolué, minimisant vos factures d’électricité. A l’heure actuelle, les solutions proposées en termes de double vitrages, remplissent leur contrat, en ce qui concerne l’isolation thermique et phonique. Généralement constitué de deux vitres, prenant en sandwich le gaz argon, pour plus d’efficacité, ce système prend également en considération les facteurs solaires et lumineux. En effet, on parle de transmission lumineuse du verre, qui, par exemple, sur le produit COOL-LITE XTREME, signé Saint-Gobain, atteint 60 %. Le clair de jour est optimisé, tout en réfléchissant la chaleur du soleil à l’extérieur, pour conserver une température interne adéquate. Le vitrage, comme le châssis, doit répondre à certaines normes, pour être éligible au crédit d’impôt, qui a diminué de 2 %, en 201, soit 13 %.
Comprendre le vitrage
Le coefficient de transmission thermique du vitrage (Ug) :
Il a un impact direct sur votre consommation d’énergie. Plus il est faible, plus l’économie sera intéressante. Il est mesuré en W/m2.K. Pour être éligible au crédit d’impôt, l’Ug doit être à 1,5 W/m2.K.
Le coefficient de transmission thermique de l’ensemble fenêtre / vitrage (Uw) : il indique la performance de l’isolation exprimée par le coefficient Uw également mesuré en W/m2.K. Plus les chiffres sont bas, meilleure sera l’isolation. Pour être éligible au crédit d’impôt : une fenêtre composée en tout ou en partie de PVC : Uw à 1,4 W/m2.K. Une fenêtre composée en tout ou en partie de bois :
Uw à 1,6 W/m2.K. Une fenêtre composée d’aluminium : Uw à 1,8 W/m2.K. Pour vous donner un ordre d’idée, l’Ug d’un triple vitrage peut atteindre 0,6 W/m2.K contre 3W/m2.K pour un vitrage classique !
Taux de transmission énergétique (facteur solaire) (Fs) : il désigne l’apport d’énergie solaire restituée au sein de votre maison. Un Fs faible évite toute surchauffe. Impératif pour les grandes baies.








