Les cheminées sont l’atout de charme des maisons, mettant en relief la décoration. Mais outre ses valeursesthétiques, les performances sont de plus en plus mises en avant, témoins de l’engouement prépondérants face aux économies d’énergie. Avant de se lancer dans ce vaste univers, certaines préoccupations doivent être prise en compte. StéphaniePela, responsable du show room Focus, à Lyon, lève le voile.
Le conduit, facteur déterminant
Lors du choix de votre cheminée, les contraintes techniques mettent souvent le ola. La principale : le conduit de cheminée. Sa création pure et simple, sur une demeure existante, tient compte, avant tout, des facteurs environnementaux,
occasionnant des coûts souvent élevés. Si votre maison ou même votre immeuble possède déjà un conduit, il faudra s’assurer qu’il répond aux normes de sécurité en vigueur. Dans le cas contraire, même s’il existe de nombreuses solutions pour pouvoir le refaire, les travaux ne sont pas toujours évidents. Les prix peuvent vite grimper avec des fourchettes pouvant aller dans le meilleur des cas à 1 500 euros, voire à 5 000 euros. Effectivement, les coûts varient selon le mètre linéaire, l’habillage...
Un critère de taille, puisque la dimension du conduit déterminera votre cheminée. Certaines personnes peuvent littéralement craquer sur un appareil, seulement, il arrive bien souvent qu’il ne soit pas en adéquation avec l’installation existante. Bien sûr la vision du feu doit être prise en considération : plus elle est importante, plus la taille du conduit augmente.
Cibler vos besoins
Une fois les contraintes techniques mises de côté, il est possible de faire un choix adapté, assimilant vos attentes et vos besoins. Vous désirez favoriser l’aspect esthétique et la beauté du feu, la cheminée à foyer ouvert sera pertinente. Vous
souhaitez conjuguer les performances et le design, l’insert sera en corrélation. Pour un besoin de chauffe, le poêle est essentiel. Tout est déterminé, bien évidemment par l’environnement, mais majoritairement par votre mode de vie. La tendance vise les installations s’apparentant à des poêles, pour la simple et bonne raison que le rapport « rendement/crédit d’impôt » est intéressant. Effectivement, le crédit d’impôt étant exclusivement sur l’appareil, il représente 80 % pour un poêle contre à peine 30 % au niveau de la cheminée !
Nul besoin de surdimensionner votre installation, la puissance doit être également calculée selon la taille de la pièce. Même si les cheminées ont un objectif d’agrément, utilisées le plus souvent pendant l’inter-saison, les performances n’en restent pas moins un élément important, pour le particulier.
En foyer ouvert, le rendement est de l’ordre de 20 %. Pour tout ce qui concerne les inserts et les poêles, il se rapproche des 80 %. La restitution d’énergie se joue également sur la qualité du combustible.
Les différents chauffages au bois
Le constat est le suivant : le particulier est noyé dans cet univers combinant des produits hybrides. Le poêle est un élément qui s’installe en pose libre, chauffant grâce au rayonnement. Le foyer fermé, que l’on englobe aujourd’hui sous l’appellation « insert », définit l’habillage, composé de matériaux particuliers, respectant des normes strictes, nécessaires à la convection naturelle et au rayonnement. Une cheminée peut être à foyer ouvert ou fermé. Le nec plus ultra, si l’on souhaite modifier sa cheminée, est l’insertion d’un foyer fermé qui sera équipé d’un système de convection naturelle, plus performant, non assujettit à d’autres énergies. Bien souvent, on est à la croisée des chemins et la limite entre les poêles et les cheminées s’affine. L’intérêt premier reste la vision du feu. Les carénages métalliques peuvent simplifier la pose, exempte de tous travaux de maçonnerie. Ils s’apparentent alors aux poêles. Mais cela reste un insert.








