Vous n’avez certainement pas oublié l’époque où les moquettes régnaient en maître absolu tapissant murs et sols avec insolence ? Une période pas si lointaine, qui voit cependant avec regret les revêtements perdre de leur grandeur.
Désuet, dites-vous ! Je vous l’accorde, loin de récupérer sa place d’honneur au sein de notre intérieur, la moquette essaye tant bien que mal de stopper les a priori et s’échine à retrouver de sa splendeur.
Les a priori
Souveraine dans le domaine de l’hôtellerie et du tertiaire, la moquette tend cependant à reconquérir la jungle du résidentiel, avec un certain regain d’intérêt. Avant toute chose, revenons aux prémices. La moquette est mise en avant pour ses qualités indétrônables de confort, détente et bien-être. Elle crée à elle seule une ambiance feutrée. Les a priori vise un revêtement favorisant les allergies et la difficulté d’entretien. Ou, on peut simplement supposer que l’effet de mode s’est estompé. Question nettoyage, l’entretien courant est plus aisé que l’on ne pense. Il est nécessaire tout de même d’avoir un aspirateur adapté (traîneau, aspiro-batteur, à buse, balai mécanique), mais la moquette est tout de même plus facile à entretenir qu’un revêtement de sol dur qui nécessite, une aspiration…
Bons nombres de fabricants proposent des moquettes anti-salissures et anti-taches afin de limiter les incrustations. Cela simplifie le nettoyage, certes, mais pour ce qui concerne les accidents, les liquides renversés perlent à la surface, sans pénétrer les fibres. Il suffit donc d’éponger rapidement avec du papier absorbant. Pour les taches moins récentes, il y a toujours une solution pour en venir à bout. Du point de vue des allergies, la moquette peut effectivement devenir un nid à poussière, si la pièce choisie n’est pas aérée quotidiennement. Il est donc important d’éviter les salles closes. Autrement, il vous suffit comme pour tout intérieur, de ventiler matin et soir. Certes, elle retient les poussières, ce qui réduit jusqu’à 50 % la quantité en suspension. Celles-ci prisonnières, elles ne demandent qu’à être aspirées d’un seul bloc. Mais périodiquement, un nettoyage en profondeur doit être effectué, chaque année, selon la pièce.
Tout sur la moquette
Traditionnelle ou plus folklorique, la moquette revêt bien des aspects et autant de dessins, motifs qui personnalisent les ambiances. Mais son choix est également appuyé par son indéniable confort, dédié avant tout aux pieds nus ! Côté isolation thermique, la moquette retient 10 à 12 % de chaleur en plus et côté phonique elle peut absorber jusqu’à 22 ou 25 décibels, étouffant les bruits pour un meilleur confort acoustique. Elle est proposée en lès ou en dalles textiles. Anti-dérapante, elle est également simple de pose, adoucissant d’autant plus un sol irrégulier, qu’un revêtement dur. Les poses diffèrent en fonction des techniques de fabrication (tissées, tuftées, aiguilletées) : la pose tendue pour les moquettes tissées, collées pour les grandes surfaces et les fibres végétales ou en pose libre sur des bandes auto-agrippantes, solution réservée aux moquettes avec un envers feutre aiguilleté. Dès 25 euros, la moquette présente déjà de bonnes qualités, qui peuvent s’envoler en moyenne jusqu’à 80 euros le m2 et plus... Le prix vise avant tout la nature, la qualité et la quantité de fibres qui composent le velours de la moquette. Les traitements supplémentaires sont aussi des indices à prendre en compte. Plus vous investissez, plus votre moquette sera pérenne ! À savoir, à l’exception des moquettes à base de fibres de polyamide floquées et les revêtements en joncs de mer adaptés aux salles de bains, la moquette est dédiée aux pièces sèches.
Plus spécifiquement, il existe plusieurs types de fibres de la plus qualitative à la plus fragile : la laine (plus chère), le polyamide (plus courant), le polypropylène (plus fragile à l’écrasement) et les moquettes type Sisal (fibres végétales, plus difficiles à nettoyer). Et sont soit rases, soit longues mèches. Concernant la structure, vous pouvez opter pour le bouclé (effet rustique), le Saxony (moelleux et aspect méché), le velours coupé (soyeux et doux, pouvant être frisé), le bouclé coupé (effet décoratif créant des reliefs et différents motifs). Mais pour profiter de toutes les qualités spécifiques des fibres, il est possible de les mélanger comme les moquettes tissées (ex : 80 % de laine et 20 % de polyamide). La moquette peut également devenir tapis, lui redonnant vie. En effet, vous pouvez faire bordurer votre revêtement, pour l’insérer dans votre intérieur. Selon les moquettes, bien évidemment, le prix varie, mais peut être moins cher que celui de vrais tapis. La marque Vorwerk donne un regain d’intérêt à ce revêtement cocon, en mélangeant l’aspect tapis-moquette. Somme toute, les moquettes sont loin d’avoir dit leur dernier mot.
Pour plus d’informations sur ce revêtement (entretien, choix…) retrouvez le site de l’UFTM (l’Union Française des tapis et moquettes) www.moquette-uftm.com
Remerciements
Patrick Sonigo
Solmur Distribution
6 rue Christian De Wett
69 627 Villeurbanne cedex
Classification
Afin de choisir judicieusement, il existe le classement T créé par l’ICCO, qui renseigne notam-
ment sur les performances des moquettes. Il repose sur trois critères : confort, résistance et dura-
bilité allant de T2 pour un usage léger, plus approprié aux chambres à T6 pour un usage intensif, préférant les
lieux publics. Et également la classe « Confort », de 1 à 5, 5 étant l’indice « luxe ».








