Dans les Monts d’Or, caché derrière des palissades ou de grands arbres, vous pourrez trouver des maisons de tout genre, des styles qui détonent ou d’autres beaucoup plus classiques.. Mais c’est le charmant duplex, de 144 m2, de Julien et Sandrine qui a attiré notre attention. Au sein d’une copropriété construite sur un ancien relais de poste, ils ont créé un lieu design et contemporain, reflet de leur passion pour la décoration.
Le projet
Tout commence avec l’achat d’un ancien relais de poste datant du XIIIème siècle. Trois propriétaires tombent amoureux du cadre, la simplicité de la campagne et la proximité de la ville. C’est le cas de Sandrine et Julien, jusqu’à présent citadins, qui n’ont pas été effrayés par l’ampleur du projet. Ce qu’ils voulaient par-dessus tout, un endroit qu’ils pourraient concevoir dans sa totalité. Ils ont donc fait appel à une architecte, Peggy-Laure Allard. Elle a ainsi pu leur donner une vision globale du chantier, détail peu évident pour Sandrine : « quand je suis arrivée pour la première fois, il n’y avait que les murs bruts, sans ouvertures et un puits béant qui trônait au milieu de la pièce, je n’arrivai pas à me représenter mon futur lieu de vie ! L’architecte nous a aidés à conceptualiser le projet.»
Des volumes préservés
cuisine">Les propriétaires souhaitaient des espaces bien définis, sans pour autant cloisonner les pièces. Les volumes se sont orchestrés autour de l’escalier. Imposant, il occupait tout l’espace, étouffant le salon et la cuisine. C’est ainsi que la mezzanine a pris forme, accolée à l’escalier, afin d’amoindrir sa masse et exploiter les 5 mètres de hauteur du plafond. Les propriétaires ne voulant pas d’espace télévision dans leur salon, cet entre-étage s’est révélé être le bon compromis. Il n’obscurcit pas la pièce et conserve une intimité grâce à des panneaux en verre sécurisé. Sandrine désirait un salon et une cuisine très minimaliste, sans rangements apparents. L’architecte a donc eu l’idée d’utiliser l’espace perdu sous l’escalier. Ainsi, du côté de la cuisine se cache un cellier, quant au salon, il abrite un espace confiné et discret où siège le bureau. Sandrine explique son désir premier : « un salon pur et très calme, sans technologie apparente, ni télévision, ni ordinateur. L’architecte a trouvé cette astuce. Tout est ouvert, mais l’intimité de chaque pièce est préservée». L’escalier a su s’intégrer, laissant respirer le reste de la maison, sans pour autant être dissimulé dans sa globalité.
Côté déco
Les meubles sont très épurés, que ce soit pour le salon, la cuisine ou la salle de bains. Les propriétaires ont joué sur deux couleurs, le gris anthracite et le blanc, affirmant les volumes. Le contraste entre le carrelage en grès cérame foncé, teinté dans la masse, et les grands murs blancs, met en exergue la cuisine. Quant aux murs très foncés, il valorise l’escalier et l’aspect brut du béton. La salle de bains se décline également sur deux tons, marron et blanc. Tout réside dans la simplicité et les détails, comme les appliques discrètes qui diffusent la lumière dans les deux sens de la hauteur afin d’éclairer les hauts plafonds. Ou les interrupteurs en aluminium brossé pour rappeler le béton de l’escalier.







