À l’origine, une maison du milieu du XIXème siècle, cloisonnée de toute part, un couple désireux d’uniformiser chaque pièce, de créer un intérieur qui suscite la quiétude...
Résultat : une métamorphose orchestrée par l’architecte D.P.L.G Michel Guillot et empreinte de la griffe des décorateurs d’intérieur Pierre-Emmanuel Martin et Stéphane Garotin, de la MaisonHand (Lyon 2ème).
Une entrée fracassante
Dès la première minute où nous entrons, nul besoin de faire un pas de plus, le hall pose le décor et nous offre une perspective surprenante. Droit devant, il s’ouvre avec douceur et luminosité sur une baie vitrée, berçant de lumière une superbe ottomane... Mais ce qui attire l’attention n’est autre que le jardin d’intérieur enchâssé dans un couloir.
On se questionne ?
La première volonté de notre hôtesse et de son mari Vincent n’était autre que de casser la hauteur de la maison et d’avoir un espace propre pour insérer la cuisine. Raison pour laquelle, l’extension est entrée en scène. Entièrement vitrée, cette pièce de vie supplémentaire offre une vue idyllique sur le jardin.
Mais pas question de laisser le volume entre le hall et ce nouvel espace sans une idée de génie. Idée que l’architecte Michel Guillot a transformée en promenade verdoyante où des rondins de bois tracent le chemin et soutiennent chaque pas. Mais avant de découvrir plus en détail cette extension, les autres pièces se dévoilent au fur et à mesure. Le décor épuré du hall, souligné par une console en bois, constitue, avec les malles trônant dans le salon et une commode à l’étage, la seule infidélité à Hand, provenant de chez Marie Canzano. Les lampes Tripode, de Santa & Cole et les tapis signés Kasthall, se disséminent, quant eux, de part et d’autres du rez-de-chaussée.
Ouverture d’esprit
L
’ottomane distribue les espaces de vie : la salle à manger et le salon. Même si les cloisons se sont effacées, chaque pièce a conservé son propre tempo, non sans prôner une unité de couleurs et de décoration. C’était pour le jeune couple le point d’orgue. Et c’est réussi ! Le canapé Gervasoni épouse la pièce de jour, avec une vue sur l’escalier, par le biais de la cloison vitrée.
La salle à manger accueille la table en bois massif Saint-Paul, entourée des chaises Axel, l’ensemble accentuant l’effet longiligne de ce volume. Il signe la transition entre le salon et la cuisine. On ne peut que s’incliner devant la symbiose et la réciprocité entre les couleurs, affirmées par la peinture Ressources, travaillée par la société Espace Couleur (Patru Canet Charbonnières) et le mobilier, les rideaux...
Les matières et les matériaux jonglent aisément entre eux, mêlant le bois et les tissus, avec cependant une petite supercherie qui amuse notre hôtesse : le revêtement de sol. Le carrelage, véritable trompe l’œil, imite parfaitement le parquet, déniché chez Bernard Matériaux (Tassin la Demi-Lune) et posé par BC Bâti (Solaize). A s’y méprendre ! Tout est coordonné sans fausse note, pas même la cuisine qui ne déroge à la règle. Voici donc
l’extension réalisée par l’entreprise Lachana (Francheville), qui chapeaute l’espace culinaire, confectionné par les cuisines Bernollin (Lyon 6ème). Tout comme le reste de la maison, les matériaux naturels s’exhibent : plan de travail en granit, façades en bois massif.
Caroline nous fait part de sa grande fonctionnalité, tout en témoignant de son caractère agréable à vivre, grâce aux larges huisseries signées par la Miroiterie D’Alessandri (Caluire). Et nous retrouvons à l’extrémité, le jardin d’hiver, paysagé par Gabriel Guyot (Saint Symphorien sur Coise). La boucle est bouclée, il ne nous reste plus qu’à emprunter l’escalier.
En hauteur
L’étage est tout aussi agréable, toujours lié par les mêmes teintes. La chambre parentale est astucieuse et opère un véritable circuit, idéal pour les levés très matinaux.
En effet, Vincent peut se rendre aisément dans la salle de bains qui jouxte l’espace de nuit, pour passer directement dans le dressing (Placard et Rangement à Craponne) et rejoindre l’escalier, sans avoir à repasser par la chambre, laissant à sa deuxième moitié quelques heures supplémentaires de sommeil. Le défi est relevé avec brio, la maison en fait l’écho, comme en témoigne sa douceur de vivre. Tout se conjugue avec une étonnante facilité et c’est bien là le résultat qu’espérait l’heureux couple.
Michel Guillot Architecte DPLG Michel Guillot 46 Chemin du Clos Collinot - 69300 Caluire 04 78 28 09 31








