Illustratrice talentueuse, Anne-Sophie, à l’origine de la marque Le Bazar de Martine, nous ouvre les portes de son cocon, au cœur du 2ème arrondissement.

Le quartier Auguste Comte prend ici une empreinte plus féminine et gracieuse. Cependant, avant d’atteindre ce résultat, Anne-Sophie et sa famille ont dû faire preuve d’imagination, l’appartement de 104 m2 laisser dans son jus depuis les années 50 ! Table rase.

Optimisation millimétrique

Dès la première visite, notre hôtesse craque littéralement pour la cheminée en pierre, sobre, presque rustique. Nul doute, cet appartement sera le sien. Originellement disposées à l’inverse de la configuration actuelle, les pièces s’additionnent, ponctuées d’alcôves, de recoins, comptabilisant pas moins de 8 pièces différentes. Des murs aux fenêtres, il a fallu intégralement réhabiliter l’ensemble des surfaces.

Difficile d’imaginer le résultat final !

Anne-Sophie se remémore : « heureusement, avec le concours de l’architecte Fabien Orecchioni, nous avons pu donner une nouvelle écriture à l’appartement, plus lisible et mieux proportionnée. Ma volonté première restait l’équilibre des zones nuits et jour. Mère de trois enfants en bas âge, je souhaitais avant tout leur donner un espace propre dans lequel ils puissent évoluer sereinement, matérialisé par des chambres bien dimensionnées, une pièce d’eau avec baignoire (indispensable !) ainsi qu’un sanitaire à proximité. Le tout disposé côté cour, afin de laisser les pièces de jour à la lumière des trois grandes huisseries, côté rue ».

L’appartement parfaitement carré, s’est ainsi délesté de tout recoin superflu. L’entrée prolonge le regard sur un long couloir distribuant la suite parentale, avant de disparaître au profit d’une pièce de vie prodigue, accueillant la zone cuisine, salle à manger, séjour et bureau. Discrète, une ouverture nous emmène au sein de l’espace nuit, dédié aux enfants. La boucle est bouclée !

La rythmique de chaque surface est parfaitement équilibrée, offrant tout autant de la luminosité qu’une impression de volume. La chambre parentale en est un parfait exemple. Au sein de 15 m2, l’architecte a pu incorporer un lit généreux, un dressing, ainsi qu’une pièce d’eau, recevant une douche à l’italienne généreuse.

Luminosité et espace

« Fabien a tellement maximalisé l’agencement des pièces, qu’aucune surface ne paraît étriquée. Dès le premier regard, j’ai su exactement ce que je voulais. J’ai toujours été charmée par les verrières… Je trouvais que le lieu s’y prêtait, encouragée par l’architecte. », souligne Anne-Sophie. Pièce maîtresse de la partie jour, elle s’inscrit au quotidien comme une solution optimale permettant de conserver une visibilité – appréciable avec trois enfants – tout en délimitant les espaces et en bloquant partiellement les odeurs : « J’ai pris le parti d’utiliser le bois, chaleureux, afin qu’elle puisse parfaitement dialoguer avec la bibliothèque, encadrant la cheminée. » Pour conserver le cachet propre de l’appartement, un maximum de portes existantes ont été récupérées réutilisées par le menuisier dans le but de dissimuler les rangements :

A l’origine, je souhaitais recouvrir une partie du salon en bleu-gris. Heureusement, l’architecte m’en a dissuadé !

Très facile à assortir, cette couleur, fil conducteur liant les boiseries, n’écrase en rien l’impression de volume. Il est mis en exergue, par le parti pris chromatique blanc, du sol au plafond. Le bois est présent, mais sous-entendu, masqué sous des couches de peinture, conférant à la pièce une aura de maison familiale style campagne, accentuée par la verrière. Une volonté qui donne la parole tout autant à la luminosité qu’à la décoration.

Empreinte féminine

Nul doute, ici, le côté illustratrice d’Anne-Sophie se ressent pleinement. Outre les tableaux, nous ressentons la griffe du fait maison. « En effet, mon mari et moi sommes à l’affût des coups de coeur, au gré des brocantes, mais également des rencontres ou des voyages. Nous aimons personnaliser le mobilier. Nous chinons, fouillons, composant des objets, avec maints éléments différents. » De cette vision créative est née l’ensemble des ingrédients participant à cet univers unique. Des luminaires, créés de toute pièce, aux rideaux – des draps de lin tendus – en passant par la vasque de la salle de bains des enfants – évier de vidange – ou encore les chaises Baumann, ceinturant la table de la salle à manger, l’égouttoir suspendu indien…

Tout a été déniché à droite et à gauche, puis façonné par le couple. « Là où j’ai été intransigeante ? Sur les carreaux de ciment et le revêtements de la douche. Rien ne peut égaler les Carodéco, tant en termes d’impression que de qualité ou la facilité d’entretien des dalles de grès cérame XXL Kerlite, Cotto d’Este, habillant la douche à l’italienne, conseillés par La Cartothèque (Lyon 2ème). »

Rien n’a été laissé au hasard, grâce à des astuces, de la patience, de l’optimisation et du talent. La réhabilitation de cet appartement au cœur du 2ème arrondissement s’est élevée à 90 000 euros, tout compris.

Galerie d’images

Votez pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

  • Populaires

  • Articles récents

  • Newsletter DOMODECO

    Inscrivez-vous et recevez le meilleur de DOMODECO

    Merci et à très bientôt !

    DOMODECO | le magazine décoration, architecture et designDOMODECO | le magazine décoration, architecture et design