Jalonnant le Parc de la Tête d’Or, maisons et immeubles s’extasient devant le paysage. Classicisme, authenticité… C’est du moins ce que l’on s’imagine en voyant cette rue sans âge. Mais perché tout en haut d’un immeuble, un appartement s’entête à changer les on-dit, en ouvrant ses portes à la modernité, non sans occulter une touche d’authenticité, se mariant fort bien avec… une belle surprise !

Une réelle symbiose

Notre hôtesse ne tarit pas d’éloge sur l’architecte présent à ses côtés. Pour preuve, il semble avoir répondu à toutes les problématiques de la famille. Ce duo d’un jour nous explique la transformation progressive de cet appartement avoisinant les 170 m2. Tout est né de l’alchimie qui s’est opéré entre les clients et l’agence Richard Bagur, mais également entre la modernité, l’authenticité et la fonctionnalité. La problématique de départ, concernait avant tout les salles de bains, les cloisons qui se dressaient de toute part, une cuisine vieillotte, mal agencée, un hall d’entrée divisé en deux pièces aveugles…

Le souhait des propriétaires mettait en exergue le manque de luminosité et deux salles de bains bien dissociées pour les parents et les deux jeunes adolescentes. Un pari peu évident, qui a demandé un réel travail en amont : « de janvier à mai, nous avons dû rencontrer l’architecte toutes les semaines ! Richard a pris le temps, a écouté et trouvé des solutions, pour certaines très audacieuses, avec le concours de son équipe, Matieu, pour le pôle maîtrise d’œuvre et Guillaume pour la partie créative », se remémore notre hôtesse. Mais le clou du spectacle du projet reste la création du Cube Orange.

Le Cube, la pièce maîtresse

Répondant à tous les critères évoqués, il s’est imposé de lui-même. Petit ovni dans la chambre parentale, où il déploie toutes ses fonctions premières, il contribue à la grandeur de la chambre. « Du point de vue des démarches créatives, mon agence met un point d’honneur à renforcer l’accompagnement, apportant une valeur ajoutée tel que le cube. Ces éléments, qui surprennent, s’immiscent dans tous les projets, ce sont en quelque sorte notre signature », nous confie l’architecte. Et quelle signature ! Bien plus qu’un espace abritant la salle de bains parentale, ce volume saille de toute part, ajoutant du relief dans le hall d’entrée, mais également, structurant la salle de bains des enfants. L’aménagement de ce dernier espace s’articule tout naturellement autour, grappillant cependant quelques précieux mètres carrés à la cuisine. Pour que cette salle de bains soit parfaitement fonctionnelle, elle bénéficie de meubles sur-mesure, réalisés par l’entreprise Tardy (Tassin la Demi-Lune). Le résultat : les pièces sont aérées et plus que jamais fonctionnelles. Retournons à la salle de bains parentale, où la paroi vitrée, permettant au regard d’épouser l’intérieur de la salle d’eau, a quelque peu inquiété les propriétaires, qui aujourd’hui n’imaginent pas la structure sans : « la chambre est devenue plus lumineuse et bénéficie d’une réelle profondeur et perspective, accentuée par la mosaïque très claire que nous avons trouvée chez C-Négoce (St Priest) et mettant en avant la robinetterie aux lignes simples de chez Richardson ».

Partant du postulat que le cube serait l’articulation massive centrale, l’architecte a pris le parti de ne pas le dissimuler, mais au contraire de lui donner toute sa prestance, grâce à cette couleur orange vif.

Une cuisine et un hall d’entrée aérés

Là encore, tout s’agence aujourd’hui avec simplicité. L’entrée de la cuisine accueille une banquette, le coin repas, comme à l’américaine. Des modules chaleureux en aspect bois, comprenant de nombreux rangements ouvrent la voie au reste de la cuisine, habillée de blanc laqué très lumineux, renforcé par le carrelage plus sombre de chez Minakian (Châlon s/ Saône). Tout comme la salle de bains, l‘espace cuisine est gratifié d’un mobilier dessiné sur-mesure, entièrement réalisé par Darty Cuisine (St Priest). Surprise, bien cachée, derrière la cuisine, se trouve encore une autre pièce cosy qui accueille un coin bureau et chambre d’amis, avec des rangements astucieux, signés Bo Concept (St Priest).

Le hall d’entrée apparaît aujourd’hui majestueux. Cependant, à l’origine, il était cloisonné de toute part, comme tous les appartements des années 30. Les lampes Kartell, chinées chez Création Contemporaine (Lyon 3ème) jalonnent le chemin et chapeautent le mobilier authentique familial. On retrouve un dégradé de peintures grises, dénichées chez Pia Gazil – Solmur Distribution (Villeurbanne), s’appropriant murs et plinthes et donnant un peu plus de caractère à cette pièce. Les couleurs sont incroyablement veloutées reflétant d’autant plus la lumière. Le peintre, Fabrice Tchilian (Villeurbanne) a fait du travail d’orfèvre. Autre petite touche qui fait toute la différence, les moulures très minimalistes et contemporaines de chez Vachon (Lyon 3ème) confèrent un style très art déco, que notre hôtesse souhaite explorer encore plus. Afin de détoner, le papier peint – idée de Mathieu – change en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. De loin, les motifs en relief, parsemés de quartz, reprennent toutes leurs originalités lorsque le regard se pose de plus près.

Somme toute, une belle trouvaille perchée au-dessus du boulevard des Belges.

Architecte Richard Bagur
Créateur de l’agence éponyme et qualifié par le CFAI
21 rue Claudia – Lyon 2ème – 04 78 38 57 70
www.richardbagur.com

Galerie d’images

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